L’enseignement de la musique au niveau communal : un autre moyen de soutenir le foisonnement culturel et d’entretenir des vocations, par Mathias Gautschi

Il aura fallu presqu’un siècle après que les grands pédagogues comme Dalcroze, Willems ou Kodaly aient fondé l’initiation musicale, pour que l’article 67a de la Constitution fédérale sur l’éducation musicale et l’encouragement des talents soit voté en 2012.

Cet article vise l’égalité des chances en matière d’éducation musicale chez les jeunes, des tarifs avantageux pour les enfants en âge de scolarité obligatoire et le développement d’écoles de musique soutenues à la manière des sociétés sportives (Programme Jeunesse et Musique).

La logique comptable, encore elle…

Correspondant comme un gant à ladite politique, le Collège musical est une institution chaux-de-fonnière presque centenaire d’enseignement de la musique. Créé en 1924, il compte actuellement quelque 400 élèves et 25 enseignants. Une école sociale de musique, comme il en existe une au Locle également : la Musique scolaire. Un certain nombre de musiciens d’origine chaux-de-fonnière, amateurs ou professionnels lui doivent le début de leur carrière, en sortant de l’école, dans des salles mises à disposition par les mêmes écoles obligatoires.

Aujourd’hui, pour des raisons budgétaires et comptables, il a semblé au Conseil d’État qu’il fallait choisir entre le Conservatoire neuchâtelois (cantonal) et le Collège musical (communal). En effet, la nécessité de faire des économies devrait contraindre la Ville de La Chaux-de-Fonds à livrer le Collège musical à la moulinette de l’austérité; sauf si des accords sont trouvés.

Nous nous inscrivons en faux face à ces vues court-termistes : la politique voulue par le Parlement fédéral consiste à encourager à large échelle l’enseignement de la musique pour ses qualités structurantes et sociales; pas à couper aveuglément dans les budgets, sans tenir compte des dégâts indirects que ces décisions provoquent!

Au surplus, les institutions d’enseignement de la musique sont non seulement des pôles d’encouragement aux activités culturelles, mais également des pourvoyeuses d’emplois : si la région est si fertile en chorales, groupes de musique et fanfares, c’est en raison des structures, des directeurs et des enseignants qui y vivent et y travaillent. Offrir à ces professionnels des places de travail, c’est leur permettre de rester dans la région. Sinon, ces derniers iront s’établir dans un endroit plus propice à leur activité.

En tentant dernièrement de fermer le site neuchâtelois de la Haute école de musique de Genève, le Conseil d’État s’attaquait à l’écosystème déjà fragile de la musique, et plus largement de la culture. Une initiative a permis de mettre fin à ce jeu de massacre aveugle, mais celui-ci pourrait continuer…

Le Collège musical bénéficie depuis longtemps de subventions communales, mais sous la forme d’une enveloppe budgétaire et de mise à disposition de salles. Son fonctionnement n’est pas inscrit au Règlement communal et peut donc être rayé du budget sans l’accord du Conseil général. C’est d’ailleurs l’hypothèse qui a été envisagée l’année dernière, donnant lieu à des tractations entre le Conseil d’État, le Conservatoire et la Ville. Ces dernières, longues et difficiles, n’ont finalement rien donné et chaque partie campe sur ses positions en attendant une nouvelle législature.

La durabilité et l’efficacité à peu de coûts

L’idée-même de supprimer une institution centenaire est déjà une atteinte au dynamisme local, à ce « fait maison » dont on aime le côté pratique : le Collège musical fonctionne à satisfaction depuis presqu’un siècle, avec ses tarifs avantageux, ses coûts très limités (650’000 francs par an, avec une directrice à 60 % sans secrétaire) et sa proximité avec la population. Il permet cette éducation musicale de qualité, après laquelle on reste libre de décider de poursuivre des études musicales.

Fracasser une structure comme celle-là, c’est négliger le coût de sa reconstruction une fois la crise passée… Penser que le Conservatoire neuchâtelois pourra absorber 400 élèves et 25 professeur·es au même coût, c’est se bercer d’illusions quant aux moyens de ce dernier. IL FAUT DONC MAINTENIR CES POSSIBILITÉS ET CETTE DIVERSITÉ !

Des propositions ?

Le Canton étant compétent pour organiser l’éducation musicale, c’est à ses autorités que revient l’initiative. Cependant, les communes (et pas seulement La Chaux-de-Fonds) pourraient pousser à la rénovation d’un système vieillissant,

  • par l’analyse des besoins de chaque commune ou région,
  • dans lequel l’enseignement de la musique pourrait être envisagé selon les besoins de la population et selon les compétences de chaque école (même privée).

Cette réponse participerait à débloquer une situation actuelle, crispée sur des idéologies :

  • Envisageons les arts et la culture comme un processus continu (voir plus loin le schéma Culture 2030 par l’agglomération de Fribourg) de la pratique amateur à la diffusion internationale et retour.
  • Le Conservatoire neuchâtelois est la seule institution reconnue par le Canton pour l’enseignement de la musique. Peut-être faudrait-il revoir cette situation de monopole qui bloque toute discussion sur l’admission d’autres partenaires ?
  • Les écoles de musique communales ne devraient pas avoir à pâtir de leur statut si elles remplissent leurs missions, ces dernières étant coordonnées à une politique cantonale qui est, malheureusement, inexistante actuellement.
  • Le Canton de Vaud, par exemple, a regroupé toutes les écoles locales en une Fondation des Écoles de musique, qui centralise l’organisation de l’enseignement, mais qui parvient à toucher les communes les plus éloignées. Les enseignant·e·s y sont tous/tes payé·e·s selon la même échelle de salaires.
  • Les écoles privées, comme EvaProd ou Ton sur Ton, chacune spécialisée et excellente dans son domaine, pourraient être reconnues par la fondation cantonale pour assumer certaines missions de service public. Par exemple, pour les musiques actuelles qui ont maintenant leur formation HES à Lausanne et pour lesquelles le Conservatoire n’a pas de filière dédiée .
  • En élargissant l’angle de vue politique à toutes les écoles existantes, les orchestres et ensembles pourraient ainsi trouver des partenaires pour leur relève, pour des échanges et des projets ponctuels. Notamment les orchestres de formation obligatoires, en relation avec les filières préprofessionelles fédérales (PreCollege). Des cantons comme le Tessin sont très en avance dans ce domaine et servent d’ailleurs de projet-pilote à l’Office fédéral de la Culture.

En bref, il est grand temps que nous apprenions à penser en réseau, et non plus chacun pour soi. Certes, les budgets ne sont pas infinis, mais ils peuvent se mutualiser (à plusieurs, ça coûte moins cher à l’unité). Si l’éducation musicale est une compétence cantonale, ce n’est pas en laissant une administration cantonale, peu préoccupée par les dégâts d’une centralisation, décider par rebond de la politique communale que la situation va avancer. La Chaux-de-Fonds doit pouvoir continuer d’encourager le foisonnement culturel par la diversité de ses formations et de ses acteurs/trices culturels.

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Rencontre avec la communauté somalienne

C’est la liste complète du PS au Conseil communal qui a répondu présente à l’invitation de la communauté somalienne ce mercredi 13 octobre à l’ABC.

Au regard des préoccupations soulevées, les membres du PS ont pu rendre compte de ce qui a été fait durant la législature en lien avec l’intégration et la lutte contre les discriminations : l’interculturalité au sein des structures d’accueil pour la petite enfance, le soutien aux projets des jeunes par la « Smala », la proposition au Grand Conseil du « CV anonymisé », le projet de délégué/ée à l’intégration, entre autres.

Quelques exemples qui témoignent des convictions du PS à soutenir des avancées à petit pas visant une exemplarité humaniste du service public.

Parallèlement, et peut-être pas encore assez conjointement, les représentants somaliens ont pu témoigner d’une vitalité et d’une structuration citoyenne fortes à travers des projets ancrés dans les besoins de soutien scolaire et d’accompagnement à la recherche de places d’apprentissage…

Le PS aura à renforcer son rôle de relais politique de ces initiatives citoyennes et à poursuivre son action d’intégrateur politique des communautés migrantes.

Le « vivre ensemble » source d’attractivité, par Nora Sfaihi

Ma grand-mère me disait : « la parole est comme un agencement de pierres, dès que tu en mets une, l’autre suit ». Avec les pierres, soit tu construis un pont qui relie, soit tu montes un mur qui sépare. Cela dépend de l’objectif que tu t’es fixé.

L’Homme est un animal social ; il ne peut vivre qu’en société et les politiciens construisent les conditions dans lesquelles nos sociétés fonctionnent. Ils organisent donc l’environnement dans lequel nous, simples pékins, devons vivre et pour certain·e·s survivre. Ils structurent le « vivre ensemble » qui fait « société ».

Les hommes politiques sont habiles à manier les mots ; certains façonnent des ponts, alors que d’autres élèvent des murs ; certains unissent les peuples, d’autres entretiennent les peurs, les aigreurs, les haines. Parler de « vivre ensemble » amène tout naturellement à pointer les fractures de notre société, à parler des gens éloignés, socialement ou culturellement. Dès lors, le rôle d’un homme politique est d’apporter une solution collective à un enjeu social. Parce que la paix sociale en dépend, parce que la cohésion, voire la survie même de notre communauté en découle. « Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. » a dit un jour Martin Luther-King.

Notre belle commune a besoin que tous ses acteurs s’impliquent et coopèrent plus que jamais, afin de renforcer la qualité de vie de la cité. La Chaux-de-Fonds a besoin que tous ses gens désirent travailler « avec » plutôt que de « lutter contre ». Nos autorités ont besoin de prendre en compte chacun avec ses potentiels et avec ses limites. Nous devons tous favoriser « l’aller vers » et développer une culture d’accueil et d’ouverture.

Nous nous devons de mettre en avant, le principe de sécurité sociale, de tolérance, de respect mutuel entre les populations. C’est de la responsabilité de tout un chacune et chacun d’entre-nous.

L’an 2020, année de révélation et de défis, nous a fait prendre conscience de nos faiblesses, mais a aussi fait ressortir nos points forts. Soyons convaincus que nous avons besoin de l’autre pour avancer, peu importe sa couleur, sa religion, son genre, sa nationalité.

Ensemble, construisons des ponts de solidarité, réunissons-nous autour d’un environnement harmonieux et chaleureux, autour d’un projet commun. Imaginons une journée du « vivre ensemble », une fête où toutes les communautés se retrouveraient afin de partager cultures et traditions, spécialités culinaires et musiques… Une journée consacrée à « construire des ponts ».

Rencontre avec les communautés africaines et Tamil

Dans sa volonté de maintenir un lien constant avec l’ensemble des composantes de notre collectivité, le PSMN a organisé le 10 et 11 octobre, de concert avec les personnes référentes des communautés africaines et Tamil de La Chaux-de-Fonds, deux rencontres réunissant de nombreuses personnes dont beaucoup de jeunes.

A été abordée la proposition du PS d’un-e délégué-é à l’intégration permettant une meilleure articulation des besoins et des ressources. Également la préoccupation que représentent les jeunes des communautés qui se retrouvent sans perspectives : l’action communale proposée doit permettre une meilleure attribution de ressources pour les écoles afin d’accompagner au mieux chacun dans sa réalité culturelle, sociale. C’est un investissement nécessaire et payant à long terme.

L’auto-organisation des communautés, à l’image de la communauté italienne, doit être promue car capable de compléter l’action communale et de contribuer à la construction positive des individus. La place des cotisations maladies sur les faibles revenus a également animé les échanges. Ainsi que le besoin de reconnaissance et de soutien des travailleurs pour que le statut de bénéficiaire de l’aide sociale ne soit pas une situation plus enviable rencontre la proposition du PS pour des primes maladies au prorata du salaire et plafonné.

Les membres du PS présent-e-s, dont Katia Babey et Pierre-Alain Borel, tous deux candidat-e-s au Conseil communal, ont rappelé l’importance de pouvoir disposer de véritables moyens pour une politique d’intégration communale qui permette notamment d’empoigner ce type de problématiques. Rappelons qu’une motion déposée par le groupe socialiste et le POP demande précisément qu’une enveloppe soit allouée dès le budget 2021 à cette thématique.

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Alicia Maillard à Canal Alpha

30% des candidats au législatif des élections communales neuchâteloises du 25 octobre sont des femmes. Pourquoi s’engagent-elles, comment sont-elles soutenues par leur partis respectifs ?

Canal Alpha a posé la question à quatre candidates dont notre camarade Alicia Maillard, candidate au Conseil général.

 

http://www.canalalpha.ch/actu/30-pour-cent-de-neuchateloises-aux-communales/

Pourquoi un service économique ? L’économie publique, c’est quoi ?, par Mathias Gautschi

Ces dernières décennies, les dicastères touchant à l’économie et à la sécurité ont été tenus en général par des élus de droite et peu appréciés par les partis de gauche. Nous constatons toutefois qu’il est dangereux de laisser aux seules entreprises (et à leurs représentants en politique) le soin de dicter à l’État la manière d’agir et d’organiser les organes de contrôle. Non parce que les entreprises et leurs dirigeants seraient des malfaiteurs, mais parce qu’il est du devoir des collectivités publiques d’orienter et de réglementer les flux d’argent, les sols et l’emploi sur leur territoire. Quelle que soit la situation financière de ladite collectivité, l’économie influence fortement ses activités !

L’action du Service communal de l’économie, réduite en 2016 à la suite du licenciement du chef de service par sa Conseillère communale, laisse à désirer : depuis lors, elle s’en charge seule, sans avoir ni de chef de service ni de collaborateurs dédiés.

Chaque fois qu’on parle de déficit budgétaire en ville de La Chaux-de-Fonds, on se plaint des contribuables qui partent, des entreprises qui ferment et des vitrines qui restent vides sur le Pod. Ce sont pourtant des préoccupations importantes liées à l’économie d’une ville.

N’en déplaise à Madame la Conseillère communale Sylvia Morel, dresser une statistique de la vitalité économique et maintenir des contacts réguliers avec les entreprises de la place demande du temps. Pouvoir gagner la confiance des entreprises et des contribuables, cela demande un programme, dont les mesures ne se limitent pas à la sempiternelle baisse d’impôts (un instrument éminemment court-termiste et dommageable pour la collectivité !).

C’est d’ambition et d’attractivité que La Chaux-de-Fonds a besoin, pas seulement de constats et de mesures cosmétiques !

Si l’histoire de La Chaux-de-Fonds lui a permis de gagner sa place au Patrimoine mondial de l’UNESCO, et si l’horlogerie est l’image de marque de la région, il est indispensable de diversifier le tissu économique avec de nouvelles lignes de force afin que la région ne devienne pas un musée à ciel ouvert !

L’Accord de positionnement stratégique des Montagnes neuchâteloises[1] était un premier pas vers une stratégie de développement. Cependant, si la collaboration intercommunale a été fructueuse durant les trois dernières années, les résultats restent peu visibles ! Le moment est donc venu de redéfinir des objectifs réalisables, soutenus par un échéancier clair.

Plus concrètement, voici quelques propositions pour tailler le costume d’un·e chef·fe de service à l’Économie  :

  • Cartographie et statistique : pour commencer, il est nécessaire d’identifier les forces et les faiblesses de la ville et d’intégrer ensuite les acteurs économiques à cet état des lieux. Ces derniers pourraient être invités à des groupes de réflexion participatifs, en collaboration avec la promotion économique cantonale. De quoi la ville, les artisans, les commerçants et les PME ont-ils/elles besoin ? Que peut-on faire ensemble pour revaloriser, diversifier et soutenir le tissu industriel et commercial et renforcer l’attractivité des Montagnes neuchâteloises et même de la France voisine ?
  • Coordination des entreprises : À l’image des premières éditions de « UP La Chaux-de-Fonds », les entrepreneurs/euses doivent pouvoir à nouveau se rencontrer régulièrement afin de valoriser les savoir-faire de notre ville et leur permettre d’échanger sur l’emploi, la participation à la vie communale, et les contributions à la vie culturelle… C’est l’occasion d’écouter les besoins des entreprises et de s’en faire des partenaires.
  • Commerce local : « Vous décidez d’employer, de produire local, de vous implanter ici. Nous vous aidons ! ». Si les petits commerces peinent à se renouveler et ferment, la Ville doit se renseigner sur les besoins de la population, être à disposition et pourquoi pas, lancer un appel à candidatures pour remplacer un·e commerçant·e de proximité (crédit de lancement pour artisans et commerçants). C’est ce que fait entre autres le Délégué au Centre-ville de la Ville de Neuchâtel.[2]
  • Statistique des locaux vides : tenir, comme actuellement, une liste des locaux à louer, c’est bien. Chercher des locataires ciblés, c’est mieux !
  • Politique foncière : malgré les nombreux appartements vides, des coopératives d’habitation, des associations et des PME pourraient bénéficier de terrains / d’immeubles d’utilité publique mis en droit de superficie par la Ville. Il ne s’agit pas pour celle-ci d’acheter des immeubles de rapport, mais de permettre une densification durable du bâti et de développer une politique favorable aux familles. Par exemple, la Ville de Zurich a créé une fondation d’utilité publique dont le but est d’acquérir et d’offrir des logements à prix corrects tout en visant 30 % de parcelles d’utilité publique[3].
  • Diversification du tissu industriel : pour que la santé économique de la ville ne soit pas dépendante des aléas du marché de l’horlogerie et de la mécanique de précision, elle pourrait développer d’autres fleurons autour des arts appliqués, de l’économie numérique, du tourisme et de la culture en capitalisant davantage sur ses forces.
  • Développement de l’offre touristique (hôtellerie et parahôtellerie) : pour les nombreux organisateurs de manifestations à La Chaux-de-Fonds, le constat est souvent amer : hormis quelques hôtels au cachet inégal, il existe peu d’offres en hébergement bon marché, notamment dans le domaine des gîtes. Pourtant, le confinement a montré que le tourisme vert pourrait être fortement développé dans nos Montagnes. L’hôtel prévu dans la friche de la gare aux marchandises est certes une étape vers plus de lits, mais utiliser l’existant et encourager les résident·es à créer, chez eux, des hébergements serait un moyen de les inclure dans l’offre et dans l’effort de développement.
  • Et la liste n’est pas exhaustive…

Nous devons croire en un projet qui soit considéré comme un investissement sur l’avenir et non seulement considéré sous l’angle du coût et de la rentabilité financière à court terme.

[1] https://www.lerun.ch/menu-principal/projets/liste-des-projets/espaces-de-liberte-et-de-creation/

[2] https://www.neuchatelville.ch/fr/sortir-et-decouvrir/centre-ville/

[3] https://www.pwg.ch/ueber-uns#/entwicklung