Une offre d’accueil extrafamilial répondant aux besoins : développons les Tables de midi, par Sarah Diaz

Depuis 2010, La Chaux-de-Fonds a choisi de s’engager activement dans le développement de structures parascolaires afin de permettre aux parents de notre ville de mieux concilier vie familiale et professionnelle en offrant des places d’accueil de qualité aux enfants/élèves de La Chaux-de-Fonds.

Actuellement, beaucoup de familles ne peuvent pas vivre décemment avec un seul salaire et, ici comme ailleurs, les familles monoparentales sont réellement fréquentes,. Dès lors, il est indispensable pour les parents chaux-de-fonniers de pouvoir confier leurs enfants en toute confiance pendant le temps où ils sont au travail.

Ces structures offrent un accueil professionnel de qualité qui permet aux enfants de se rassasier (elles assurent en effet les petits-déjeuners et les dîners), de faire leurs devoirs et de se détendre dans des activités variées et adaptées à leurs besoins. C’est aussi et surtout l’occasion de faire l’expérience du vivre ensemble, l’apprentissage de la différence et la possibilité de développer de belles amitiés en étant encadré par une équipe formée et compétente.

Au fil du temps, l’offre s’est étendue et notre ville propose actuellement près de 475 places d’accueil à des enfants entre 4 et 12 ans pour un accueil de 711 enfants. Cet accueil est réparti dans diverses structures permettant une proximité avec l’immense majorité des collèges de la ville.

Cependant, la demande est croissante et malgré un grand effort de développement, La Chaux-de-Fonds n’arrive pas à répondre aux besoins de toutes les familles car la Ville continue de faire face à un manque structurel de ressources qui l’empêche de développer l’offre autant qu’elle le souhaiterait.

Mais notre cité sait être innovante ! En août 2018, elle a tenté une solution originale et ingénieuse en ouvrant une Table de midi pour permettre aux enfants de la 5e à la 8e année scolaire d’être accueillis à midi pour un repas sain et équilibré et un moment de convivialité. En effet, à partir de cet âge, une grande partie des enfants sont capables de rester de courts instants seuls le matin ou l’après-midi, mais il est encore nécessaire pour eux d’être encadrés à la pause de midi. Après une année scolaire d’expérience constructive, trois nouvelles Tables de midi ont vu le jour dès août 2019, ce qui permet actuellement d’accueillir 126 enfants !

Le parti socialiste a toujours été aux côtés des familles et est bien décidé à continuer. C’est pourquoi nous nous engageons à poursuivre nos efforts pour développer ce projet car nous sommes persuadés qu’il est indispensable d’offrir aux familles un accueil varié, professionnel et de qualité, un accueil qui puisse tenir compte des besoins des enfants au niveau physique, affectif et social.

Cela permettra aux parents de notre ville de mieux pouvoir concilier leur vie familiale et professionnel et aux enfants de s’épanouir, aussi en dehors de leur cellule familiale.

Nous sommes convaincus que l’attention portée aux familles est une nécessité absolue pour dynamiser La Chaux-de-Fonds et permettre à ses citoyens de s’y sentir bien. C’est à notre sens aussi un atout important à faire valoir pour encourager de nouvelles familles à s’installer dans notre métropole.

L’égalité des chances à l’école, par Carmen Brossard

Une école égalitaire et innovante : obtenons les moyens et l’encadrement nécessaires pour que tous les élèves accèdent à un enseignement motivant et de qualité.

 

L’égalité des chances : un rêve, une utopie ou une réalité ?

Disons-le d’emblée ; une réelle égalité n’est pas atteignable. Pour cela, il faudrait que chaque enfant naisse avec le même potentiel intellectuel, dans des familles sosies donnant la même éducation et suive des chemins identiques depuis sa naissance jusqu’à l’âge adulte ! Ce n’est évidemment pas la réalité de notre monde !

L’égalité des chances, c’est faire en sorte que l’entourage familial, l’éducation et son histoire personnelle ne soit pas un frein au développement intellectuel d’un enfant.

Certains enfants ont un grand potentiel mais vivent dans des milieux qui n’ont pas les moyens de faire fructifier ce potentiel – familles précarisées, familles éclatées, familles immigrées. Comme la médecine est là pour trouver des remèdes afin de soigner un enfant lorsque celui-ci est malade, l’école doit avoir des remédiations pour lui permettre de surmonter les difficultés qu’il rencontre parce qu’il n’est pas dans un milieu favorable, parce qu’il n’a pas les moyens, parce qu’il n’a pas l’entourage qui lui permette de suivre sa scolarité sans heurts. L’école est là pour prendre un enfant là où il est et le mener le plus loin possible sur son chemin de vie.

L’École obligatoire de la ville de La Chaux-de-Fonds a depuis longtemps réalisé cette problématique et essaie de trouver les moyens de réduire ces inégalités. C’est la mise sur pied de l’appui pédagogique, de la classe « Cric » : la classe de remédiation intensive du comportement, du mentorat et des classes « Oasis » (Outils d’Adaptation Scolaire et d’Insertion Sociale) pour le cycle 3 d’abord ; pour le cycle 2 dernièrement, principalement pour des enfants qui ont des difficultés comportementales ; ces classes permettent d’isoler un enfant, d’avoir un entourage réduit pour essayer de voir ce qui ne va pas et de trouver une remédiation efficace. Il faut parfois enlever un enfant à sa classe pour lui permettre de comprendre ce qui ne va pas et pour permettre aussi aux autres de respirer un peu ! C’est également la création de toutes formes de soutiens : le soutien à l’intégration, le soutien langagier, le soutien par le mouvement et l’expression, le soutien pédagogique, de l’Unité de promotion éducative.

Toutes ces classes, toutes ces formes de soutien doivent absolument continuer d’exister ! Il faut donc avoir les moyens financiers pour continuer à les mettre sur pied et à les développer.

Depuis bientôt plus de vingt ans, la direction de l’école, appuyée par les présidents de la commission scolaire ou du comité d’établissement et par les enseignants, demande qu’un indice social soit accepter pour que les écoles qui accueillent plus d’enfants en difficulté que d’autres reçoivent plus de moyens pour leur permettre de mettre sur pied un encadrement plus efficace.

Cet indice social doit absolument être accepté par les autorités cantonales !

Depuis longtemps également, les classes terminales permettent aux adolescents en nette difficulté de trouver le calme et l’entourage scolaire dont ils ont besoin pour progresser.

Ces classes doivent  absolument continuer d’exister !

Pour mener son projet intellectuel et éducatif à terme, l’école a besoin de moyens. Trouvons donc les moyens pour que certains collèges puissent être rénovés et agrandis, que les classes soient adaptées à l’âge et au nombre des élèves, que le corps enseignant puissent avoir accès à toutes sortes de médias.

L’égalité des chances passe aussi par là !